Toulouse-Clermont : le match en questions

Toulouse-Clermont : le match en questions

Toujours menés au score, les Toulousains ont subi la loi de Clermont, hier soir à Bordeaux, en demi-finale du championnat de France. Une grosse déception pour le stade toulousain qui n'a jamais su imposer son jeu.

Pourquoi Jean Bouilhou n'a pas joué ?

Les entraîneurs des deux camps ont fait des cachotteries toute la semaine sur leur composition d'équipe. Le bluff s'est poursuivi jusqu'au coup d'envoi. Jean Bouilhou a bien été annoncé en numéro 6 sur la feuille de match donnée aux journalistes une heure avant le début de la rencontre. Mais une rumeur venue de Toulouse en début d'après-midi avait laissé présager son forfait, en raison d'une blessure au dos. De plus, le Béarnais s'est échauffé en chasuble, sans strapping et en baskets...Résultat, lors de l'entrée des équipes sur la pelouse, c'est Grégory Lamboley qui est entré à la place de Jean Bouilhou qui avait joué toutes les demi-finales depuis 2001.Yannick Jauzion est du coup devenu capitaine.

Y-a-t-il eu des surprises dans la composition clermontoise?

Erreur volontaire ou pas, sur la composition officielle fournie par la Ligue nationale de rugby, Aurélien Rougerie a été placé sur l'aile droite en numéro quatorze et Benoît Baby en numéro treize au poste de centre. Au coup d'envoi, Rougerie était bien au centre et Baby à l'aile.

Y-avait-il faute sur Medard lors de l'essai de James?

Quand Brock James tape par-dessus le dernier défenseur Maxime Médard, il semble bien aux spectateurs de Chaban Delmas que l'arrière toulousain va se saisir de ce ballon. Puis au dernier moment, ce dernier sort de la trajectoire. Le ralenti de la télévision permet alors de voir qu'il est poussé par le demi d'ouverture clermontois au point de rater le ballon. L'arbitre vidéo M. Dartigeas n'a pas jugé que la faute méritait d'invalider l'essai. Il y a débat.

Qui a dominé en mêlée?

Secteur très attendu, les Clermontois ont semblé dominer jusqu'à la fin de la première mi-temps (le huit toulousain deux fois pénalisé) puis les champions de France ont obtenu une pénalité très importante sur une introduction Mignoni dans les vingt-deux mètres toulousains (39e). La suite fut équilibrée mais une chose est sûre, le Stade n'a pas gagné comme attendu cette épreuve de force.

Pourquoi les deux équipes ne sont pas rentrées aux vestiaires?

Parce qu'à Bordeaux, le tunnel qui mène aux vestiaires est très long. Les deux entraîneurs ont préféré que leurs joueurs restent sur la pelouse pour profiter pleinement des dix minutes de repos. Si un jour, la mi-temps dure quinze minutes comme au football, il est possible que les rugbymen rentrent aux vestiaires.

L'exclusion temporaire de Cudmore aurait-elle pu être le tournant du match?

Oui. A la 51e minute, alors que M. Berdos avait sifflé une pénalité en faveur de Clermont dans le camp toulousain, certains acteurs n'ont pas entendu le coup de sifflet et ont continué à jouer. Dont Jauzion qui fut plaqué à retardement par Cudmore. Un mauvais geste signalé par le juge de touche qui offrit une pénalité pour le Stade. Ce renversement de situation ne s'est pas révélé pénalisant pour Clermont qui n'encaissa pas de point durant cette période malgré une domination stadiste.

Quel accueil fut réservé à Pelous pour sa dernière sortie?

Après le coup de sifflet final, le deuxième ligne toulousain est allé saluer les supporters toulousains et son nom a été scandé. Le fond sonore a parcouru alors tout le stade jusqu'au virage auvergnat qui a, à son tour, entonné "Pelous, Pelous". Une nouvelle leçon de sportivité donnée par le public rugby.


Clerc et Nalaga, étoiles éteintes
Les mains sur les hanches, à l'affut. Le bras levé, aux aguets. Clerc/Nalaga dans le texte. Deux postures quasi-identiques, une même ligne de défense : contrer son vis-à-vis avant tout, ne pas se faire passer surtout.

Mission accomplie, en quelque sorte. Car le duel tant attendu n'a pas vraiment eu lieu, hier soir, à Chaban, dans une fin de soirée à tout le moins suffocante. Presque, les artistes auront chercher à s'éviter...

En d'autres termes, la «montagne» accoucha d'une souris. Au bout du compte et du match, on ne dénombra qu'un affrontement, un seul, après le quart d'heure (17e) : le Clermontois a la balle en mains, le Toulousain lui met les pieds en touche. Rideau. Nonobstant deux chandelles, la première qui permet au duo de se défier du regard (59e), la dernière sur la ligne d'en-but qui ne sera neutralisée ni par l'un ni par l'autre (71e). Oui, c'est une demie, la dernière marche, la plus dure - rappelons-le - avant le grand soir de Saint-Denis : les espaces ne sont pas entiers. Un match se finit derrière, mais se gagne d'abord devant...

Moïse contre l'extraterrestre
Face à face pourtant, il y avait le meilleur ailier du championnat de France 2007-2008 et son successeur. Rayon chiffres, ça donne : 88kg contre 104, 1m78 face à 1m90. On ose : Clerc vif-argent contre Napolioni le bulldozer, Clerc la science du placement contre Nalaga le roi du raffut. Moïse contre l'extraterrestre, en somme. La saison dernière, avant que son genou ne le lâche, le Toulousain marchait littéralement sur l'eau en rouge et noir comme en bleu tandis que le Fidjien a marqué cette année la bagatelle de 20 essais en... 19 matches. Soit un ratio record d'une réalisation toutes les 70 minutes !

Lundi, on avait même tâté le terrain. Le premier disait avoir la recette : « Il faut le prendre aux jambes. » Ce à quoi son alter ego a l'habitude de répondre, façon cool attitude : « Je ne connais mon adversaire qu'au moment où je pénètre sur le pré. » En résumé : l'un révise, l'autre improvise. À l'arrivée, le match est nul et vierge, mais c'est bien Napolioni qui a gagné. Au coup de sifflet, Nalaga peut s'entretenir avec son cousin Kunavore alors que Clerc, genou à terre, refait ses lacets.

Rendez-vous au printemps prochain pour la suite.
# Posté le jeudi 04 juin 2009 16:56

Les Toulousains s'inclinent devant les Clermontois

Les Toulousains s'inclinent devant les Clermontois

Clermont n'est toujours pas champion de France. Mais le Stade toulousain ne l'est plus. Il pourra se dire qu'il a été battu au tirage des demi-finales, puisque Clermont a toujours été l'adversaire idéal en finale. En vérité, le champion a surtout été battu au grattage, dans la phase la plus musclée du combat, par un adversaire indiscutablement supérieur au bras de fer, là où devait inexorablement se jouer cette demi-finale, là où elle s'est effectivement jouée. Clermont, qui a mené au score de bout en bout, n'a très légèrement baissé de rythme que sur deux périodes : avant la pause et, forcément, quand il s'est trouvé en infériorité numérique en deuxième mi-temps. Mais le Stade toulousain n'était pas dans un grand soir, loin s'en faut, et il n'a jamais réussi à faire douter les Auvergnats, incapable de hausser le ton et de développer le rugby qui a fait sa gloire.

MALGRÉ LA FOLIE de cudmore
Dans leurs petits souliers (dans tous les sens du terme) du début à la fin du match, les hommes de Dusautoir - le capitaine Bouilhou avait été finalement terrassé par son mal de dos - ont eu pourtant l'occasion idéale de renverser la vapeur.

Car, l'écart s'établissant à sept points, le sort du match n'avait pas encore choisi son camp lors du coup de folie de Cudmore, lequel abattit Jauzion gratuitement alors que le coup de sifflet de l'arbitre avait stoppé l'action. Cette faute professionnelle était de nature à faire renaître le champion de ses cendres, mais l'incendie espéré par les Toulousains resta un feu de paille, et quatorze Clermontois survoltés compensèrent admirablement la bévue de leur coéquipier. Cudmore n'en était pas à son coup d'essai, auteur à la demi-heure d'une obstruction plus que suspecte mais impunie sur Kelleher dans les vingt-mètres stadistes.

Ce fut la seule ombre au tableau, avec la rentrée périlleuse de Senio, au tableau d'une équipe qui a fait oublier, grâce au remarquable comportement de ses deux piliers, sa défaite de l'année dernière dans le secteur fondamental de la mêlée, et qui a ainsi largement mérité sa troisième finale consécutive.

Même pendant les dix minutes à quatorze, le seul moment où Toulouse parvint à enchaîner le jeu et à menacer les buts adverses, les « Jaune » ont récupéré deux ballons salutaires sur des rucks devant leur ligne. Ils ont rapidement desserré l'étreinte, et le jeu d'une attaque stadiste étrangement statique leur a facilité leur tâche. Non seulement le futur finaliste n'a pas concédé de point durant cette période, mais il en a inscrit trois dès le retour de son turbulent Canadien, et il n'a même pas payé ces efforts en fin de partie. Au contraire, il aurait très bien pu davantage creuser l'écart dans les derniers instants.

Ni nalaga, ni rougerie, mais james et baby
Toulouse sembla alors résigné à son sort, malgré les modifications apportées à l'équipe et l'entrée de Michalak qui se fit un point d'honneur de montrer, par deux énormes diagonales, que son jeu au pied en valait d'autres. De toute façon, il était bien trop tard et aucun compartiment du jeu n'avait pu rattraper l'autre chez les Toulousains.

Ce n'est pas que le rugby des Clermontois ait atteint les sommets : avec des chandelles et des renvois pas plus inspirés que ceux du Stade, il a fait lui aussi dans le rudimentaire. Mais Clermont a eu l'avantage considérable de prendre le score très vite et de pouvoir se contenter d'une défense féroce pour neutraliser un adversaire beaucoup trop fébrile et poussif.

Les Toulousains redoutaient Nalaga ou (et) Rougerie, ils ont été terrassés par James - et pas seulement par les coups de pieds du meilleur réalisateur du Top 14. En effet, un éclair de l'Australien lui a valu d'inscrire le seul essai de la partie, qui a pesé d'un poids énorme sur le résultat. James a superbement profité de l'avantage laissé par l'arbitre sur une pénalité, il a botté par-dessus la défense et réussi la prouesse de passer devant Médard, l'écartant d'un coup d'épaule pour aplatir !

Le Stade ne s'en est jamais remis, même s'il revint dans la course avant le repos. Hélas pour lui, Elissalde manqua la pénalité, comme il avait manqué sa première tentative qui aurait ramené les siens à un petit point.

James mais aussi Baby. Clin d'½il du destin, l'ex-Toulousain, relégué à l'aile par nécessité, a été déterminant par ses deux pénalités gigantesques des 58 et mètres - ils ont fait oublier son drop manqué face aux barres qui aurait donné 13 points aux siens.

Vers la fin de la première mi-temps, il était permis de croire que les Clermontois, une fois de plus, avaient craché leur venin, et qu'ils allaient progressivement s'éteindre devant des Toulousains rescussités.

Il n'en a rien été, et le champion est bien mort hier soir, fanny sur une deuxième période qui ne lui autorise aucun regret.

Clermont 19



Stade ToulousaIN 9

MT: 13-9; temps chaud; 32.824 spectateurs; arbitre: Christophe Berdos (Ile-de-France)

Vainqueurs: 1 E (11e), 1 T et 2 P(4e, 65e) James; 2P Baby (28e, 45e)

Vaincus: 3 P Elissalde (20e, 25e, 30e)

Evolution du score: 3-0, 10-0, 10-3, 10-6, 13-6, 13-9/16-9, 19-9

Clermont: Floch; Baby, Rougerie (cap, Garcia 79e), Canale (Baï, 58e), Nalaga (o) James (m) Mignoni (J. Senio, 70e); Audebert, Bonnaire (Vermeulen, 61e), Cudmore (Bonnaire, 61e); Privat (Cudmore, 61e), Pierre (Jacquet, 45e); Scelzo (Zirakashvili, 49e), M. Ledesma (Cabello, 79e), Domingo (Emmanuelli, 69e). Rempl. tempo.: Zirakashvili par Scelzo (74e-75e)

Exclu. tempo.: Cudmore (51e, jeu dangereux)

STADE TOULOUSAIN: Médard ; Clerc, Fritz (Poitrenaud, 65e), Jauzion, Kunavore (o) Elissalde (Skrela, 50e)(m) Kelleher (Michalak, 69e); Dusautoir (cap), Sowerby, Lamboley (Nyanga, 50e); Albacete, Pelous (Millo-Chluski, 50e); Lecouls (Poux 58e, Montes, 70e), Servat (Vernet Basualdo, 78e), Human (Poux, 70e)

La note du match: 10,5/20-L'homme du match: Brock JAMES (Clermont).

Ellisalde : « A côté de notre rugby»
Jean-Baptiste Elissalde): «Nous sommes passés à côté de notre rugby, mais nous sommes surtout tombés sur plus forts que nous. Clermont a été plus organisé, plus réaliste et plus solide en défense. On a été pris à la gorge d'entrée. Cette entame nous a fait mal. Il faut rebondir vite, et moi le premier. Je ne veux pas revivre une saison pareille.»

Fabien Pelous(Capitaine) : «Il y a forcément de l'émotion, même s'il y a la frustration de la défaite. J'ai un peu de mal, là. Mais il faut relativiser tout ça. Quand je prends du recul, je me dis que j'ai été béni des dieux du rugby.

Guy Novès : « Je suis déçu de la performance globale mais nous avions face à nous un adversaire de grande qualité. Je ne suis pas frustré de perdre en demi-finale, triste oui. Il n'y a pas un secteur, ce soir, sur lequel nous aurions pu vraiment nous appuyer pour dire que nous étions supérieurs. Notre jeu au pied a été faible, nous étions moins agressifs, notre circulation de balle n'a pas été d'une grande fluidité, il n'y a pas eu le rythme habituel. Je n'ai pas senti que nous étions dans la dimension d'une demi-finale. »

David Skréla : « Ils ont pris le score d'entrée. De notre côté, nous n'avons pas su mettre notre jeu en place. Nous avons subi alors qu'eux jouaient en avançant. Et puis nous commettons trop d'erreurs, trop de fautes. Nous n'avons pas réussi à traverser, à jouer dans les intervalles. Il n'y avait pas de continuité. »

Maxime Médard : « Nous avons eu des ballons mais nous n'avons pas su marquer. Le problème d'efficacité est revenu... »

Mario Ledesma : « Nous n'avons pas réalisé un super match, mais il y avait de la densité, de l'intensité, de l'envie, de l'engagement. Même si nous n'avions pas gagné, nous aurions pu nous regarder dans les yeux.
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# Posté le jeudi 04 juin 2009 16:42

Stade toulousain : Fritz au poste d'ouvreur ?

Stade toulousain : Fritz au poste d'ouvreur ?

En raison notamment de l'arrivée de Yann David.
La plaie d'une fin de saison qui s'annonçait grandiose et qui n'aura été que convenable se refermera vite au Stade Toulousain, comme chez tous les déçus du printemps. L'anticipation, qui n'a pas été le point fort d'une équipe plombée vendredi soir, reste la marque de fabrique du club qui n'a pas attendu les vacances pour tracer les grandes lignes du prochain exercice. Tout au moins quant à la redistribution d'un effectif qui a perdu (pour l'instant...) un monstre sacré du rugby français mais dont le recrutement continue de faire rêver les supporters... et les concurrents.

Un air de meilleure qualité
Reste à tirer les leçons des échecs de Cardiff et de Bordeaux, de préférence les bonnes , ce qu'elles ne sont pas forcément le cas entre les vestiaires et les bistrots. Reste à ouvrir le débat, purement rugbystique, sur l'étrange rupture qui est intervenue, comme par hasard au sortir du Tournoi, dans un jeu insidieusement passé du brillant au mat. Nous laisserons aux professeurs, pour ne pas dire aux spécialistes, le soin d'indentifier les excès du jeu dans l'ordre sans tomber dans ceux que génère le désordre. En rappelant que la richesse d'un jeu ne lui assure pas pour autant la réussite, surtout quand des règles scélérates, au contraire du but recherché, encouragent et récompensent le béton.

Précisément, le retour des ballons portés, impliquant la concentration des défenses, va améliorer considérablement la qualité de l'air que respirent chaque semaine les attaquants. Tant à Cardiff qu'à Bordeaux, ceux du Stade ont péri par asphyxie, avec des champions de la strangulation comme Martyn Williams ou Alexandre Audebert qui ont fait du relayeur le premier défenseur, en permanence installé au-delà des quinze mètres.

Mais il est patent aussi que les attaquants du Stade ont manqué de pétrole, celui qui procure des idées bien meilleures que celles du tableau noir. Ce n'est pas parce que les deux matches éliminatoires ne se sont pas succédé que des joueurs au bout du rouleau ont pu se régénérer. Pour ceux qui ont atteint et surtout dépassé la trentaine, la note à payer est toujours plus salée.

De butch james au boucher de sens
De toute façon, Guy Novès et Philippe Rougé-Thomas n'ont pas attendu que le bordeaux soit bouchonné pour ouvrir une autre bouteille. Cet hiver, alors que les trois n° 10 (Skrela, Elissalde, Michalak)étaient blessés et que le recrutement d'un centre supplémentaire était dans l'air, ils ont... ouvert la piste Florian Fritz.

Concurrencé au centre par l'arrivée de son compatriote berjallien Yann David, Fritz possède apparemment à son arc les cordes de l'ouvreur: défense, jeu au pied, impulsion, qualité de passe. S'y ajoute l'agressivité qui fait parfois basculer une demi-finale et qui est comparable à celle de l'ouvreur sud-africain champion du monde «Butch» James, parti à Bath. Seule la pratique indiquera si Fritz est compétent dans l'infernal exercice qu'est le tri des ballons et c'est pourquoi celui qui pourrait devenir «Le boucher de Sens» figurera certainement dans le lot des ouvreurs du début de saison.
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# Posté le jeudi 04 juin 2009 16:35

Top 14. Les nouvelles recrues du Stade toulousain

Top 14. Les nouvelles recrues du Stade toulousain

La semaine dernière, pendant que l'équipe première préparait sa demi-finale à Capbreton, le Stade Toulousain recevait ses nouvelles recrues pour la signature définitive du contrat de quatre ans et la visite médicale. Seul le surpuissant (138 kg) pilier Cencus Johnston manque à l'appel puisqu'il va disputer avec les Samoa le tournoi du Pacifique: l'ancien champion de France biarrot est attendu aux Sept-Deniers pour la fin juillet.

C'est Louis Picamoles qui a été accueilli le premier, mardi dernier, par Jean-Michel Rancoule, le dirigeant stadiste que les recrues connaissent le mieux pour l'instant. Le troisième ligne tricolore avait devancé l'appel car il devait repartir le lendemain à Montpellier afin de valider un diplôme d'animateur sportif. Ayant trouvé un logement à Blagnac, il a effectué ce week-end le déménagement avant de rallier Marcoussis.

Yann David et Yoann Maestri sont arrivés mercredi, le Toulonnais légèrement en retard à cause d'une erreur d'aiguillage sur la rocade. Alors que David regagnait l'Isère après le déjeuner , Maestri est resté sur place car il avait deux appartements à visiter le lendemain. Il semble que le Toulonnais soit déjà membre de la famille stadiste à part entière puisque le préposé aux équipements a immédiatement fait la bise à la fiancée du joueur! Avant de s'excuser pour l'avoir confondue avec une secrétaire du club...

Pour Maestri, la délicate succession de Fabien Pelous a commencé par l'attribution du casier du recordman des sélections, n°40 comme les Landes. David a hérité de celui de Du Toit, le 29, alors que celui de Picamoles n'est pas encore désigné. De toute façon, en sus de Johnston qui est en pleine force de l'âge (28 ans), le Stade Toulousain a tiré là trois bons numéros puisque David et Maestri sont nés en 1988, Picamoles en 1986...
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# Posté le jeudi 04 juin 2009 16:32

Joueur de la saison : le gagnant est...

Joueur de la saison : le gagnant est...

Depuis la reprise du Top 14, après chaque rencontre, les Internautes du site officiel avaient la possibilité de voter pour désigner le joueur qui, selon eux, avaient été le plus en vue côté toulousain. Le joueur qui finissait à la première place gagnait 3 points, le deuxième 2 et le troisième 1 seul.
Au total, ce sont plus de 200.000 votes qui ont été enregistrés depuis le mois d'août et jusqu'à la dernière demi-finale du Top 14.
Au terme de la saison, c'est Thierry Dusautoir qui termine en tête du classement général, avec 24 points. Il devance par la plus petite des marges un duo composé de Maxime Médard et Shaun Sowerby, qui finissent avec un total de 23 points.
Aucun joueur n'a été selon vus plus régulier que "Titi", qui a figuré sur le podium à 13 reprises, pour deux premières places. Une performance d'autant plus remarquable que le troisième ligne aile, sélectionné en équipe de France, n'a pas pu disputer quatre matchs avec son club.
Si Maxime Médard a été plus souvent classé premier (7 fois au total, personne n'a fait mieux dans l'effectif), il aura été moins souvent placé sur le podium.
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# Posté le jeudi 04 juin 2009 16:30